La chispeante música instrumental de la España del momento en las siempre impresionantes versiones de Alqhai y los suyos enmarcan los tonos de Hidalgo: marionas, chaconas, pasacalles y otros ritmos procedentes tantas veces de los terriotorios hispanoamericanos, como explica Juan Ramón Lara en su texto introductorio.
A la venta desde mayo de 2015 por sólo € 15.00, incluidos gastos de envío a cualquier lugar del mundo, y con notas al programa en inglés, alemán, francés y español.
Toná
A qui penserait que
mes chagrins n’étaient rien,
je demanderais de se mettre
un instant à ma place.
Romance del Rey Moro & Granaína
Romance du Roi Maure
Le roi Maure se promenait
dans la ville de Grenade.
Des lettres lui furent remises,
lui annonçant qu’Alhama avait été prise
Ah, mon Alhama!
Des lettres lui furent remises,
lui annonçant qu’Alhama avait été prise.
Il jeta les lettres au feu
et tua le messager.
Ah, mon Alhama!
Le Maure pleurait et disait:
je te porterai en mon âme.
Ma peine est si grande
que jamais je ne renoncerai à toi,
même si pour toi je perds la vie.
Ayez connaissance, mes amis,
d’un nouveau malheur:
Des chrétiens téméraires
nous ont pris Alhama.
Alors un alfaqui
à la longue barbe blanche parla:
te voilà châtié, bon roi,
bon roi, tu as été bien châtié.
Ah, mon Alhama!
Las morillas de Jaén
Les petites Maures de Jaen
Trois petites Maures ont pris mon coeur à Jaen
Aïcha, Fatima et Marien
Trois petites Maures pleines de vie
sont allées cueillir des pommes
et les ont trouvées déjà cueillies à Jaen
Aïcha, Fatima et Marien.
Elles les ont trouvées déjà cueillies
et sont rentrées découragées
et toutes pâles à Jaen,
Aïcha, Fatima et Marien.
Trois petites Maures de bien belle allure
sont allées cueillir des olives
et les ont trouvées déjà cueillies à Jaén,
Aïcha, Fatima et Marien
Jaleos
J‘ai semé du thym
et je l’ai vu pousser.
Celui qui veut être honoré
qu’il se comporte bien.
Quand tu frapperas à ma porte,
ne le fais pas avec le poing,
fais-le avec la main ouverte.
En d’autres temps j’étais
la joie de la maison
Et aujourd’hui on ne peut même plus me voir
car je suis tombé en disgrâce.
A la verte, verte,
A la verte olive,
là où ont été prises
les trois captives.
Vidalita
La vieille guitare gémit
de tristes airs d’amour
et une sombre peine serre
la gorge du chanteur.
Car le vent de la douleur
qui hurle dans le lointain
lui a volé l’éclat joyeux
des attaches en argent
de l’œillet écarlate
qu’il a rapporté d’Andalousie.
Le son rauque palpite
comme arraché à la peine
et la misérable ferme s’emplit
d’une tendresse infinie
Vidalita,
Un cœur se lamente
tandis qu’immobile et attentive
la silhouette d’un faucon
contemple la ferme
du haut d’un tas d’ossements blancs.
Siguiriya
Je n’ai plus d’autre porte,
mère, où frapper.
Je n’avais plus que la tienne,
je la trouve fermée.
Ma soeur Alexandra
m’a jeté à la rue.
Dieu bénisse mon cousin le Galicien
qui m’a recueilli.
No hay que decirle el primor
Nul besoin de lui parler de sa perfection
(Xácara et Bulería)
Nul besoin de lui parler de sa perfection
ni de la bravoure qui est la sienne
car cette fille est, je le sais,
de celles qui fendent les airs.
Si résolue et si prétentieuse,
si courageuse et si arrogante
qu’elle a juré qu’elle seule
vaincrait le dieu Mars
Si elle sort, que la fêtent
les fleurs et les oiseaux,
Elle attribuera à la crainte
ce que vous faites pour lui être agréables.
Qu’elle meure dans la confusion de son arrogance,
puisqu’elle porte pour blason de sa victoire,
des rayons qui la consumeront.
Et bien qu’elle ait beaucoup de courage
et que sa beauté soit très grande,
que tous ceux qui en croient leurs yeux
prennent bien garde!
Qu’elle meure
en de cruelles mains,
elle finira en ingrate,
et moi, je meurs en amant!
¡Ay, que me abraso! (Guaracha & Guajira)
Ay, je me consume
Avec la guaracha, ay! nous le fêterons, ay!
tandis que l’enfant, ay! sombre dans le sommeil, ay!
Jouez et dansez, ay! parce qu’il y a, ay!
du feu dans la neige, ay! de la neige dans le feu, ay!
Ay, je me consume, ay! divin maître, ay!
dans la beauté, ay! de tes petits yeux, ay!
J’aime, le matin,
après avoir bu mon café,
me promener dans La Havane
avec mon cigare allumé.
Et m’acheter un gros journal,
de ceux que l’on nomme quotidien,
que j’aie l’air d’un millionnaire,
comme ceux de la ville.
Ay, je me consume, ay! divin maître, ay!
dans la beauté, ay! de tes petits yeux, ay!
A la pointe de l’aube,
lorsque s’éclaire le firmament
on entend dans le campement
sonner joyeusement la diane.
Et la troupe cubaine sort,
en rangs par compagnies.
Le sergent se retourne,
fait soigneusement l’appel
et je réponds “présent”
en pensant à toi, mon amour.
Je veux te parler
sous un cocotier
pour que tu saches, ma beauté dorée,
à quel point je t’aime.